jeudi, septembre 15, 2005

Autre sale petite histoire à l'origine d'un beau et grand mythe

Syd Barrett et Roger Waters se connaissent depuis l'école. Tout comme David Gilmour, ils étudient dans le même lycée de Cambridge, en Angleterre.

En 1964, Roger Waters rencontre Nick Mason et Rick Wright. Ensemble, ils forment un groupe, Sigma 6, qui change souvent de nom avant de trouver son appellation définitive en 1965, sous l'impulsion de Syd Barrett qui les rejoint alors. Ce sera Pink Floyd. Ce nom lui aurait été inspiré par l'association des prénoms de deux musiciens: Pinkney Anderson et Floyd Council...

Pink Floyd va entrer dans l'histoire du rock dès leur premier album, The Piper At The Gates Of Dawn.

Dès ce premier succès des Floyd en 1967 (et le single See Emily Play, repris notament par Bowie sur Pin-Ups en 1973), Barett, le génie aux comandes de l'album, pète un cable, s'habillant d'abord en clochard, ensuite restant muet lors des interviews, pour enfin se cacher au fond de la scène durant les concerts et ne même plus accorder sa guitare. Dans le contexte psychédélique de l'époque, ça passait pour une attitude plutôt arty. Personne ne s'inquiète. Cependant, la situation se dégrade petit à petit, si bien que, Roger Waters appelle leur pote de lycée, David Gilmour, pour assister Barett sur scène. Quelques mois plus tard, le groupe est contraint de mettre Barett, complètement à côté de ses pompes, sur la touche. Depuis lors il vivra en alternance entre un institut de psychiatrie et la maison de sa mère. Dans les 10 années qui suivirent, tout ce qui compte dans le monde du rock (les Floyd bien sûr, mais aussi Bowie, Nick Kent (LE critique du NME) Jimmy Page, Robert Wyatt, Brian Eno...) tenteront de le faire sortir de son trou. En vain. Son cas reste irrécupérable.
Que s'est-il passé ?
Il semblerait que, déjà psychologiquement instable au départ, il vivait à l'époque (1967) chez un couple d'amis "Mad" Jock et "Mad" Sue. Ces derniers trouvaient très rigolo de lui verser tous les matins du LSD dans son café. Il aurait trippé pendant des mois sans s'en rendre compte et ne s'en serait jamais remis.
Pour la petite histoire, les Floyd enregistrent sur "Wish You Were Here" en 1975 un vibrant hommage au génie reclus : "Shine On You Crazy Diamond". Il se dit que, tel un fantôme furtif, Syd Barett serait passé discrètement par le studio ce jour là.


Merci à Benjamin "dcz" pour m'avoir aidé à me remémorer cette vieille histoire.

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

et revoir le pink floyd a la TV chanter "shine on..." lors du Live8 il y a peu ressemblait plus a une guerre ouverte sur scene qu'a un hommage.

je conseille le DVD sur Syd Barrett , tres fourni (emprunte il y a peu a la mediatheque de Malakoff).

A+
david

2:03 PM  

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